URDAIBAI possède un grand nombre de gisements archéologiques et de nombreux vestiges historiques, beaucoup d’entre eux de grande valeur à l’heure de comprendre les principales étapes de la présence humaine dans la région et de dévoiler sa capacité de transformation du paysage.
Bien que les restes les plus anciens découvert dans la région (les grottes de Santimamiñe à Kortezubi) appartiennent à la première des cultures que l’être humain a développé au cours du Paléolithique Supérieur (35.000 à 18.000 av. J.C.), l’incidence humaine dans la modification du paysage n’acquiert aucune importance réelle jusqu’au commencement de l’ère chrétienne, lorsque l’être humain va devenir peu à peu sédentaire et qu’il va commencer à transformer de façon plus décidée les masses recouvertes de bois en un milieu beaucoup plus ressemblant au milieu actuel.
Avec la fondation des premiers noyaux urbains ou villes (Bermeo en 1236, Gernika et Gerrikaitz en 1366, et Errigoiti en 1376), le commerce de marchandises prend un grand essor, ainsi que l’activité ferronnière, basée sur la production et l’élaboration primaire du fer dans les forges, qui a vécu son âge d’or entre le XIIIème et le XVème siècle...
D’autre part, dans l’ordre de l’organisation sociale et politique, le Bailliage de Busturia est intervenu comme principal protagoniste. Ce n’est pas en vain, qu’à l’ombre du chêne, devant le temple et la chapelle de la Antigua (Gernika), aujourd’hui «Casa de Juntas» (Assemblée), se célébraient les Assemblées du «Señorío» ( la Seigneurie) et le serment des «Fueros» (Privilèges) de la part du Seigneur de Biscaye.
La grande valeur des gisements archéologiques et des emplacements historiques présents à URDAIBAI ont demandé une protection légale obtenue à travers la Loi 5/1989, Protection et Aménagement de la Réserve de la Biosphère de URDAIBAI, qui a qualifié comme zones de protection spéciale aussi bien les gisements dans les grottes que ceux qui se trouvent à l’air libre.